Home NEGO.TALK PAROLES D'EXPERT INVESTIR EN CHINE : «LES AFRICAINS DOIVENT SEULEMENT OSER UN PEU PLUS ».
INVESTIR EN CHINE : «LES AFRICAINS DOIVENT SEULEMENT OSER UN PEU PLUS ».

INVESTIR EN CHINE : «LES AFRICAINS DOIVENT SEULEMENT OSER UN PEU PLUS ».

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NEGOCE – BEIJING, Interview BRICE BANDOMAJilles Emile Djon Nkoyok (notre photo), Directeur Exécutif de la Chambre africaine de l’Industrie et du commerce de Cameroun donne les ficelles pour investir en Chine.

CHINA AFRICA MEDIA : Monsieur le Directeur Exécutif, quel rôle joue votre cabinet dans les relations d’affaires, entre l’Afrique et la Chine, ou inversement ?

Jilles Emile Djon Nkoyok Je vous remercie d’abord pour votre travail de suivi des activités des hommes d’Affaires africains, ici en Chine et du temps que vous y consacrez.

La structure que je dirige a plusieurs facettes mais l’une des principales est de travailler pour faciliter les entreprises chinoises à s’installer sur le continent. Et à l’inverse aussi, nous donnons des conseils aux Africains qui désirent faire des affaires ici. Donc, nous sommes un cabinet-conseils qui donnons nos avis aux uns et autres.

Justement quelle analyse faites-vous de la présence massive des sociétés chinoises sur le continent africain, présence qui au demeurant alimente les critiques quant à une évasion du continent africain par la Chine ?

 Ecoutez, les Chinois viennent parce qu’ils sentent des possibilités d’investissement en Afrique et croient à la rentabilité de ceux-ci. Ils ont des produits et un certain savoir-faire. Mais ils ne connaissent pas souvent bien le terrain et contrairement à ce qui se dit souvent à tort, ils n’aiment pas les problèmes…

Je les observe depuis 15 ans que je vis ici en Chine. Ils viennent pour faire du business, ils ne comprennent pas bien souvent les procédures à faire. C’est là que nous intervenons lorsqu’on nous sollicite, en présentant les avantages et les risques par rapport à telle région, pays ou affaires. Nous mettons en valeur les entreprises qui réussissent, qui s’intègrent au contexte africain et qui créent des emplois en respectant les normes nationales dans les pays dans lesquels ces sociétés entendant déployer des activités.

On dit que le marché chinois est difficilement accessible. Et qu’en est-il des entrepreneurs africains, ont-ils des possibilités de s’installer en Chine pour faire des affaires ? 

Tout est possible. Mais il faut dire que géographiquement et culturellement il existe certains blocages artificiels qui découragent les unes et les autres.

De plus, sur le continent, il y a une perception du facteur distance. En effet, il est plus facile de se rendre en Europe par exemple qui est plus proche de l’Afrique. Comme je le disais, culturellement, il y a aussi la barrière linguistique car la barrière de la langue a souvent été évoquée comme un des freins majeurs aux échanges commerciaux et économiques.

 

Sans vous interrompre, à l’ère des technologies nouvelles, de l’ouverture des centres des universités spécialisées dans les cultures et langues d’outre-mer, ces barrières que vous évoquez sont-elles aujourd’hui insurmontables ?

Pour notre part, on pense qu’on peut les surmonter. Et il le faut parce que  un autre cliché que l’on n’a souvent, c’est de croire que la Chine a besoin seulement des matières premières. Ce qui n’est pas vrai. Ce pays à 1,3 milliard d’individus a beaucoup de besoins à satisfaire, notamment la nourriture. Or, il se trouve que nous avons plus de terres arables qu’eux. Leurs besoins au fur et à mesure que la qualité de vie change entraînent d’autres exigences. Alors c’est un grand marché avec encore plusieurs opportunités à saisir. Les Africains doivent seulement oser un peu plus.

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